L’avenir proposé par Blade Runner , de Ridley Scott, est bien morose - villes surpeuplées, insalubres et battues par des pluies torrentielles - et encore moins alléchant. Quand Rick Deckard (Harrison Ford) n’est pas en train de traquer les réplicants (comprenez, les humanoïdes), il noie sa solitude dans le whisky. Côté nourriture, à peine le voit-on attablé au comptoir crasseux d’un noodle bar . Il n’aura guère le temps d’avaler une bouchée puisque des policiers l’emmènent pour une convocation urgente. Deckard abandonne à contrecœur ses nouilles. De toute façon, elles avaient l’air bof. Avec Blade Runner 2049 , de Denis Villeneuve, ce n’est toujours pas la joie dans nos assiettes. L’agent K (Ryan Gosling) se nourrit de sachets de cubes qui, par on ne sait quel prodige, deviennent un gros plat de nouilles (encore !) après leur passage à la casserole. Sa petite amie virtuelle lui mitonne alors une belle pièce de viande accompagnée d’une généreuse fe...
PETITES CHRONIQUES SUR LA BOUFFE DANS LES FILMS. Nouvelle chronique chaque lundi à midi.