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Affichage des articles associés au libellé Céréals

Breakfast Club : l'incarnation par la bouffe

Pour donner corps et âme à un personnage, rien de mieux que la bouffe.  Tarantino l'a bien compris avec, par exemple, le colonel Hans Landa, dans Inglourious Basterds. Bon vivant, le personnage interprété par Christoph Waltz apprécie les petits plaisirs de la chair tels qu'un bon verre de lait ou une part d'apfelstrudel. Le fait qu'il ordonne à la jeune femme d'attendre la crème avant de déguster la pâtisserie d'origine autrichienne souligne son côté tatillon. Enfin lorsqu'il écrase sa cigarette sur l'apfelstrudel, cela montre la violence et la perversité du personnage.  Breakfast Club , teen movie par excellence où 4 élèves que tout oppose se retrouvent en colle un samedi entier, se livre à une limpide caractérisation par la bouffe, lors d'une scène de déjeuner.  Claire : "la princesse" : elle mange des sushis minutieusement rangés dans une bento box. Ce plat, moins commun et plus onéreux en 1985 qu'aujourd'hui, s...

Kill Bill Vol 1 : Tarantino, ce gros gourmand

Reservoir Dog , premier film de Tarantino s'ouvre sur une scène de petit-déjeuner entre une bande de malfrats, annonçant déjà le fétichisme du réalisateur pour la bouffe. Voici une lise de ce que celle-ci peut signifier chez lui : - Une caractérisation des personnages : la délicate et innocente Maria de Medeiros demande une tarte à la myrtille à son petit ami, Bruce Willis, dans Pulp Fiction ;  le dialogue de Steve Buscemi, dans Reservoir Dogs , sur son refus de laisser un pourboire, illustre son pragmatisme ; le policier tenace interprété par Michael Keaton dans Jackie Brown  est un évidemment un viandar. - Une relation de pouvoir et de principes : Pa Mei interdisant à Uma Thurman de manger son bol de riz avec les doigts dans Kill Bill Vo. 2,  ou Hans Landa ordonnant à Mélanie Laurent d'attendre la crème avant de goûter à son strudel dans Inglourious Basterds . - Un moyen d'établir une complicité... : Harvey Keitel proposant un taco à son futur poto Tim Roth da...

Stranger Things : Les Choses Étranges du placements de produits

Stranger Things   n’a pas inventée le placement de produit. Mais elle l’a érigé comme élément constitutif de sa forme et de son succès. Plus qu’une série,   Stranger Things est un packaging des plus ingénieux : l’hommage au 80’s  est prétexte à la citation en vrac de marques de vêtements, nourritures, boissons, jeux, produits, etc.  Chaque épisode est quasi la double-page d’un catalogue de supermarché. Au nom du retro - de « l’authenticité », se défendront les créateurs de la série - on accepte l’accumulation de produits sans broncher. Côté bouffe, l’Américain·e qui a grandi dans les années 80 doit certainement avoir le ventre qui gargouille devant la série : bonbons Reese’s Pieces, barres chocolatées Musketeers, Burger King, céréales Kellogs spécial Ghostbusters, etc. Pour l’estomac non-américain, certains de ces produits, dont les fameuses gaufres Eggo dont raffole Eleven, n’évoqueront évidemment rien.   Qu’importe....