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Affichage des articles associés au libellé Lait

20 000 lieues sous les mers : seafood

Nous sommes au milieu du XIXe siècle. Le capitaine Nemo a découvert une incroyable source d'énergie capable de propulser son sous-marin Le Nautilus. Nous n'en saurons pas plus et quand le professeur Aronnax regarde à travers la vitre du moteur, il ne voit qu'une lumière blanche éblouissante. Nemo estime que l'humanité n'est pas prête à recevoir son énergie surpuissante, si bien qu'il préfère détruire son île abritant ses secrets. Celle-ci explose dans un gigantesque nuage en forme de champignon, laissant peu de doute à la nature de cette mystérieuse énergie : il s'agissait du nucléaire. Les paroles de Nemo résonnent  à l'image : "Peut-être que si le monde est prêt à offrir une vie meilleure que la nôtre, tout ceci deviendra une force bienfaisante, si Dieu le veut ". Plus tôt dans le film, Nemo invitait à sa table Aronnax, Ned (Kirk Douglas) et Conseil. Mais le menu va déconcerter les 3 nouveaux membres du Nautilus : - Serpent de mer à la gre...

Breakfast Club : l'incarnation par la bouffe

Pour donner corps et âme à un personnage, rien de mieux que la bouffe.  Tarantino l'a bien compris avec, par exemple, le colonel Hans Landa, dans Inglourious Basterds. Bon vivant, le personnage interprété par Christoph Waltz apprécie les petits plaisirs de la chair tels qu'un bon verre de lait ou une part d'apfelstrudel. Le fait qu'il ordonne à la jeune femme d'attendre la crème avant de déguster la pâtisserie d'origine autrichienne souligne son côté tatillon. Enfin lorsqu'il écrase sa cigarette sur l'apfelstrudel, cela montre la violence et la perversité du personnage.  Breakfast Club , teen movie par excellence où 4 élèves que tout oppose se retrouvent en colle un samedi entier, se livre à une limpide caractérisation par la bouffe, lors d'une scène de déjeuner.  Claire : "la princesse" : elle mange des sushis minutieusement rangés dans une bento box. Ce plat, moins commun et plus onéreux en 1985 qu'aujourd'hui, s...

Kill Bill Vol 1 : Tarantino, ce gros gourmand

Reservoir Dog , premier film de Tarantino s'ouvre sur une scène de petit-déjeuner entre une bande de malfrats, annonçant déjà le fétichisme du réalisateur pour la bouffe. Voici une lise de ce que celle-ci peut signifier chez lui : - Une caractérisation des personnages : la délicate et innocente Maria de Medeiros demande une tarte à la myrtille à son petit ami, Bruce Willis, dans Pulp Fiction ;  le dialogue de Steve Buscemi, dans Reservoir Dogs , sur son refus de laisser un pourboire, illustre son pragmatisme ; le policier tenace interprété par Michael Keaton dans Jackie Brown  est un évidemment un viandar. - Une relation de pouvoir et de principes : Pa Mei interdisant à Uma Thurman de manger son bol de riz avec les doigts dans Kill Bill Vo. 2,  ou Hans Landa ordonnant à Mélanie Laurent d'attendre la crème avant de goûter à son strudel dans Inglourious Basterds . - Un moyen d'établir une complicité... : Harvey Keitel proposant un taco à son futur poto Tim Roth da...

La Fureur de vivre : got milk?

Au cinéma, le lait est généralement associé à l'enfance et au réconfort. Quelques films se sont toutefois amusés à pervertir cette boisson à la blancheur optimiste. Dans Alien , le robot Ash suinte un liquide blanchâtre et lorsqu'il est décapité, des petit jets de lait sortent de son cou - symbole éjaculatoire évident.  Kubrick est allé encore plus loin avec Orange Mécanique  en faisait du lait la boisson de la violence extrême : entre deux tabassages, Alex et son gang se retrouvent au Korova Milk Bar pour s'enfiler des grands verres de lait rehaussé au speed.  Venons-en à La Fureur de vivre.  James Dean y est un ado bagarreur, mal dans sa peau, sans raison évidente de vivre - un  Rebel without a cause  titre le filme en VO. Après avoir participé à une course de voitures volées où son adversaire à trouvé la mort, précipité du haut d'une falaise, James Dean rentre chez lui secoué. Dans le salon, son père s'est endormi dans le fauteuil. James d...