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Affichage des articles associés au libellé 50's

La Main au collet : la ouich lorraine

"Je ne suis pas un gros mangeur, je suis juste gros et je mange" , aurait déclaré Alfred Hitchcock. Ses films présentent pourtant un amour considérable pour la nourriture. Il faut dire que le maître du suspense était le fils d'un grossiste en volailles, fruits & légumes qui lui transmit l'amour de la bonne cuisine. Lors du tournage de l' Étau , Philippe Noiret raconta qu'Hitch interrompit la prise pour lui demander son avis sur le pâté qu'il venait de manger. Avec son embonpoint qui le faisait complexer, mais lui permis d'avoir une silhouette reconnaissable entre mille, aussi culte que celle de Charlot ou Mr. Hulot, Hitchcock fait partie de ces réalisateur ogre. De ceux qui "dévoraient" leur actrice, les sadisant à l'envi. Dans ses films, la bouffe joue souvent un rôle de premier plan : - Dans La Corde , un cadavre est caché dans une malle sur laquelle est posé un apéro dînatoire. - Dans Pyschose , Norman Bates offre un s...

La Fureur de vivre : got milk?

Au cinéma, le lait est généralement associé à l'enfance et au réconfort. Quelques films se sont toutefois amusés à pervertir cette boisson à la blancheur optimiste. Dans Alien , le robot Ash suinte un liquide blanchâtre et lorsqu'il est décapité, des petit jets de lait sortent de son cou - symbole éjaculatoire évident.  Kubrick est allé encore plus loin avec Orange Mécanique  en faisait du lait la boisson de la violence extrême : entre deux tabassages, Alex et son gang se retrouvent au Korova Milk Bar pour s'enfiler des grands verres de lait rehaussé au speed.  Venons-en à La Fureur de vivre.  James Dean y est un ado bagarreur, mal dans sa peau, sans raison évidente de vivre - un  Rebel without a cause  titre le filme en VO. Après avoir participé à une course de voitures volées où son adversaire à trouvé la mort, précipité du haut d'une falaise, James Dean rentre chez lui secoué. Dans le salon, son père s'est endormi dans le fauteuil. James d...

Olivia : maths Vs. tartines

Fontainebleau, fin XIXe. Mademoiselle Julie et Mademoiselle Cara sont les deux directrices d’un pensionnat de jeunes filles. Elles forment également un couple battant de l’aile. Pensionnaires et professeures ont choisi leur camp : il y a les « pro-Cara » et les « pro-Julie ». Mais l’arrivée d’une nouvelle élève, Olivia, va bouleverser cet équilibre déjà précaire. En faisant d’Olivia sa protégée, Mademoiselle Julie provoquera chez la jeune fille des sentiments ardents... Sous ses atours de gentillet (et si pudique) film de pensionnat, Olivia est un redoutable éloge de l’homosexualité féminine. Il est signé Jacqueline Audry, flibustière du cinéma des années 50, car elle osa proposer des films féministes contestant la domination patriarcale – au lendemain de la guerre, l’homme français vaincu et occupé se doit de réaffirmer son pouvoir sur la femme et le cinéma demeure le meilleur outil pour la remettre à sa place.  Il va sans dire qu'à sa ...