Une mystérieuse pandémie prive l'humanité de l'odorat, puis, du goût, puis les autres sens. Comment vivre avec ? Comment l'humanité s'adapte en cas de catastrophe ? Voici l'argument de Perfect Sense , une fable qu'on ne peut regarder sans la comparer avec notre quotidien Covid-19. Une mystérieuse voix off énonce la plus terrible conséquence de la disparition du goût : "La plus grande perte, ce sont les souvenirs. L'odeur et les souvenirs sont liés. La cannelle rappelle un tablier de grand-mère, l'odeur de foin coupé, la peur qu'on avait des vaches. Sans odeur, un océan d'images du passé disparait." Les enjeux dramatiques du film sont matérialisés à travers la relation amoureuse, à Glasgow, entre le chef de restaurant Michael et l'épidémiologiste Susan. Les scènes dans la cuisine de Michael nous rappellent alors que la nourriture, outre sa réponse à un besoin primaire, demeure une stimulation des sens. Lorsque le goût et l'od...
PETITES CHRONIQUES SUR LA BOUFFE DANS LES FILMS. Nouvelle chronique chaque lundi à midi.