Dans le Saïgon du début des années 50, Mùi, une paysanne âgée d’une dizaine année, entre au service d’une famille bourgeoise. La vaste maison s’articule autour d’une petite cour intérieure où pousse en son centre un papayer. Ici, le temps n’a pas de prise. Seul le gazouillis des oiseaux et les notes frémissantes d’un luth traditionnel joué par le père composent la bande-son. Toutefois, le hurlement lointain et occasionnel d’une sirène rappelle le contexte troublé de l’époque. Lors de son premier jour, Mùi observe. À l’aube, elle surprend Ti, la vieille domestique, couper une papaye puis la laver à la main dans un récipient, l’aspergeant délicatement d’eau. À la fenêtre de sa chambre, elle prend de grandes inspirations pour mieux sentir les parfums moites des plantes. Elle regarde d’un air amusé la sève blanche couler de la tige coupée du papayer et formant sur la feuille une grosse goutte blanche et luisante, à l’érotisme entendu. Ti apprend à la jeune f...
PETITES CHRONIQUES SUR LA BOUFFE DANS LES FILMS. Nouvelle chronique chaque lundi à midi.