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Affichage des articles associés au libellé Poulet

Sugarland Express : faites un voeu !

Selon une vieille tradition remontant jusqu'aux étrusques, soit 400 av. J.-C., si deux personnes tirent sur "l'os du bonheur" (soit l'os provenant de la ceinture scapulaire des oiseaux), celle qui obtient la partie la plus longue verra son vœu réalisé. La pratique est très populaire aux États-Unis, particulièrement lors de la Thanksgiving où l'on mange de la dinde gogo. Dans Sugrland Express , premier film pour le cinéma du jeune réalisateur Steven Spielberg. Lou Jean, Michael, un couple en cavale, et leur otage le capitaine Tanner manger un poulet dans la voiture. Michael tend à sa compagne un os du bonheur. C'est Lou Jean qui gagne. On ne saura pas ce qu'elle a souhaité, mais on le devine aisément : sortir vivante de cette cavale, retrouver leur bébé placé dans une famille d'accueil et former une famille heureuse. Mais de l'autre côté, quelqu'un formule également un vœu : Steven Spielberg. Ce jeune réalisateur de 27 ans, même s'il pas...

Muriel : le repas comme masque

C'est Sabine Azéma, sa dernière compagne, qui nous confie(1) les rapports particuliers d'Alain Resnais avec la table : "Je n'ai pas de convives plus gourmands et affamés que lui ! Il apprécie les plats, il aime qu'il y ait des convives et qu'on soit peu. A une grande table on ne l'entendra plus. Deux invités, pas plus, dans l'idéal. Le mieux : une personne ou un couple, parce qu'il préfère voir les gens un par un pour profiter de la personne." Resnais appartient donc, tout comme ses collègues de la Nouvelle Vague Rohmer et Chabrol, à la famille des cinéastes de la fourchette. Et cela se voit dans ses films. Prenons Muriel, ou le temps d'un retour . De nombreux plans mettent en scène le repas, en intérieur ou au restaurant. 15e minutes du film. Nous avons autour de la table : une femme et un homme qui furent amants il y a 20 ans avant de se perdre de vue; une jeune fille que l'homme fait passer pour sa nièce alors qu'elle est clairem...

La Main au collet : la ouich lorraine

"Je ne suis pas un gros mangeur, je suis juste gros et je mange" , aurait déclaré Alfred Hitchcock. Ses films présentent pourtant un amour considérable pour la nourriture. Il faut dire que le maître du suspense était le fils d'un grossiste en volailles, fruits & légumes qui lui transmit l'amour de la bonne cuisine. Lors du tournage de l' Étau , Philippe Noiret raconta qu'Hitch interrompit la prise pour lui demander son avis sur le pâté qu'il venait de manger. Avec son embonpoint qui le faisait complexer, mais lui permis d'avoir une silhouette reconnaissable entre mille, aussi culte que celle de Charlot ou Mr. Hulot, Hitchcock fait partie de ces réalisateur ogre. De ceux qui "dévoraient" leur actrice, les sadisant à l'envi. Dans ses films, la bouffe joue souvent un rôle de premier plan : - Dans La Corde , un cadavre est caché dans une malle sur laquelle est posé un apéro dînatoire. - Dans Pyschose , Norman Bates offre un s...

Morning Glory : on veut plus de frittata

Les scénaristes sont parfois un peu fainéants. Quand leur personnage doit cuisiner quelque chose sur le pouce, c'est souvent une omelette : Columbo , Phantom Thread , Cartel , Ratattouille , À Table , Les Recettes du Bonheur , etc.  Rapide, facile, nécessitant peu, permettant à tout un chacun d'exprimer sa créativité en ajoutant à loisir les ingrédients de son choix (comme des champignons vénéneux dans Phantom Thread ), l'omelette est la star des cuisines dans les films.   Dans Morning Glory , comédie sans saveur située dans l'univers des émissions matinales à la télévision, le personnage d'Harrison Ford est un ex-grand reporter blasé de finir sa carrière à co-présenter un TV show aux audiences en berne.  Pourtant, le film se différencie du tout-venant en faisant cuisiner Harrison Ford non pas une omelette, mais une frittata ! Comme sa cousine, la frittata est à base d'œufs et se prépare à la poêle. Toutefois, elle se démarque par sa fin...

Stargate, la porte des étoile : et mon cul c'est du poulet ?

Sur une planète toute sableuse, une équipe de militaires est télétransportée via la « stargate », porte des étoile qui donne son nom au film. Les bidasses  sont invitées à un festin par la population locale, des pouilleux du désert asservis en esclavage.  Cette scène de « Beurk, ça a l’air dégueu ! - Taisez-vous et goûtez ! vous allez les vexer sinon.. » , a déjà été vue des dizaines de fois au cinéma. Dans le film Indiana Jones et le Temple maudit , en tête.  Dans Stargate , c’est une sorte de tapir de l’espace et carapacé qui est présenté sur un plateau. Le scientifique (James Spader) s’y colle et prend une bouchée :  « Ça a le goût de volaille... On dirait du poulet... Délicieux ! » Que ce space-tapir ait un goût de volaille n’est pas anodin. Lorsque nous, petits estomacs occidentaux, goûtons une viande qui nous est inhabituelle, mettons du serpent, du crocodile, du renne, du ragondin ou du chien...