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Articles

Affichage des articles associés au libellé Oeufs

Les meilleures répliques sur la bouffe (3)

"On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs !" Tyler Durden, Fight Club "Votre colin, avec ou sans patate ? - CENT PATATES !!!"  Les Trois frères   "Un café avec cinq pailles, madame !" Le Péril Jeune "Madeleine, je peux vous poser une question personnelle ?  - Qu'y a-t-il ? - Vous allez manger ces œufs ?  Desire "Vous n'avez rien contre les omelettes ? - Non. Rien du tout !"   Le Battant "BONNE BOUFFE !!!"  Les Anges Gardiens "J'ai envi de moules... Un bon gros plat de moules, plein de légumes, de jus, avec des frites !" Benoît Poelvoorde. C'est arrivé près de chez vous. "Manger des tripes sans cidre, c'est aller à Dieppe sans voir la mer !" Jean Gabin. Le Tatoué "T'avaleras des éclaires et tu chieras l'tonnerre, bon dieu !" Mickey, Rocky II "En général je suis pas fou de la boustifaille étrangère. Mais ce ...

Traîné sur le bitume : le temps de mastiquer

Dans ce formidable polar hard boiled, deux flics, (Mel Gibson & Vince Vaughn) dont les méthodes musclées leur ont valu un repos forcé, sont en planque dans une voiture. Ils surveillent un dealer notoire dans l'espoir de lui piquer le pactole. Au cinéma ou dans les séries, la planque des flics est souvent traitée de la même manière afin de représenter le temps qui passe : on s'échange des blagues graveleuses ou des commentaires sur désobligeants sur les bandits surveillés, on se plaint, on parle de sa famille, on enchaîne les clopes. Ou on bouffe. Avec  Traîné sur le bitume , le réalisateur S. Craig Zahler a la bonne idée d'utiliser la bouffe pour étirer le temps. Vince Vaughn sort de la voiture acheter deux salades aux œufs sur pain de seigle. Au plan suivant, les deux sont assis devant. Mel Gibson a déjà fini sa salade et Vince Vaughn est en train de terminer la sienne. Le plan fixe sur Vaughn mangeant lentement, avec pour seul bruit sa mastication, dur...

Morning Glory : on veut plus de frittata

Les scénaristes sont parfois un peu fainéants. Quand leur personnage doit cuisiner quelque chose sur le pouce, c'est souvent une omelette : Columbo , Phantom Thread , Cartel , Ratattouille , À Table , Les Recettes du Bonheur , etc.  Rapide, facile, nécessitant peu, permettant à tout un chacun d'exprimer sa créativité en ajoutant à loisir les ingrédients de son choix (comme des champignons vénéneux dans Phantom Thread ), l'omelette est la star des cuisines dans les films.   Dans Morning Glory , comédie sans saveur située dans l'univers des émissions matinales à la télévision, le personnage d'Harrison Ford est un ex-grand reporter blasé de finir sa carrière à co-présenter un TV show aux audiences en berne.  Pourtant, le film se différencie du tout-venant en faisant cuisiner Harrison Ford non pas une omelette, mais une frittata ! Comme sa cousine, la frittata est à base d'œufs et se prépare à la poêle. Toutefois, elle se démarque par sa fin...

Harry, un ami qui veut vous du bien : oologie

On en avait déjà parlé à propos de La Forme de l'eau , l'œuf, associé à la femme, est fréquemment utilisé au cinéma comme métaphore de la fertilité, de vie et de renouveau.  Dans Harry, un ami qui vous veut du bien , l'œuf est ici accolé à un personnage masculin : ce qui est plus rare. Harry (Sergi Lopez) fait une descente nocturne dans le frigo :  "J'ai lu quelque part qu'il faut manger un jaune d'œuf après chaque orgasme. C'est excellent pour la virilité. Je m'y tiens assez strictement depuis deux ans, et ça semble assez efficace." En cuisine, l'œuf suscite une obsession égale de celle d'Harry. À la coque, mollet, dure, cocotte, au plat, poché, brouillé... Les possibilités de cuisson sont multiples.  Pourtant, il en existe une qui serait, parait-il, meilleure. C'est la technique dite de "l'œuf parfait", mise au point dans les années 80 par Hervé This. Puisque le blanc coagule à 62° et le jaune seule...

La Forme de l'eau : la forme de l'oeuf

Signifier le désir (ou l'acte) sexuel par un aliment est une vieille habitude du cinéma. Quand un personnage tend à un autre une fraise, une pomme, une pêche, une figue, une papaye  - des fruits en général - c'est la plupart du temps une invitation à la Chose.  Dans La Forme de l'eau , Guillermo Del Toro choisit un oeuf, symbole immémorial de vie, de fertilité et de renouveau.  Le réalisateur mexicain n'est évidemment pas le premier à Hollywood : dans Drôle de mariage  (1940), Carole Lombard caresse langoureusement la main de Charles Laughton pendant que ce dernier mange ses oeufs, et dans Qu'est-ce que maman comprend à l'amour  (1958), John Saxon demande la main de Sandra Lee en lui plaçant un oeuf dans la paume de sa main.  Il n'y a guère qu' Alien  ( déjà évoqué ici ) où l'oeuf est autant synonyme de mort. Mais revenons à La Forme de l'eau .  Chaque soir, avant de gagner la base militaire où elle est femme de ménage, El...

Laurel et Hardy - de la soupe au caviar : anglais de cuisine

Rions un peu avec nos amis d’outre-Atlantique. En Anglais, a salad undressed est une salade sans vinaigrette. Aussi, quand on demande à Laurel de servir aux riches convives une salade without dressing , il prend l’ordre au sens littéral. Le voilà qui sert les feuilles de salade, à la main, uniquement habillé de son maillot de corps.  Poursuivons ce petit cours d’anglais spécial nourriture. Le titre en VO du sketch est from soup to nuts une expression traduisible par « du début jusqu’à la fin », « de A à Z », « entièrement ». Les latinistes repenseront à la locution ab ovo , tirée du proverbe ab ovo usque ad mala  : « depuis l’œuf jusqu’à la pomme », ce qui devait évidemment être le repas typique d’un Romain. Pourquoi alors l’idiome américain évoque des noix ( nuts ), plutôt qu’un fruit, du fromage, un biscuit ou un whisky ? Parce qu’au moment où cette expression apparaît, milieu du XIXe siècle, le repas chez...

Phantom Thread : omelette de la mort

Un welsh rarebit, avec un œuf poché dessus. Du bacon. Des scones. Du beurre. De la crème. De la confiture, mais pas à la fraise. Du thé, Lapsang. Et quelques saucisses.  Quand il petit-déjeune dans ce restaurant sur la côte, après avoir roulé toute la nuit, Reynolds Woodcock (Daniel Day-Lewis), commande pour quatre. Un appétit gargantuesque tranchant avec son personnage d’austère couturier. Pourtant, la veille, lors du petit-déjeuner, Reynolds avait envoyé paître sa compagne lorsque celle-ci lui proposa une simple brioche : « N’oublie pas ce que j’ai dit, Johanna. Je ne veux plus de choses indigestes » , cingla-t-il, sans lever les yeux de son carnet à dessins. La pauvre sera congédiée le jour même. Le spectateur, lui, est prévenu : les appétits contradictoires de Woodcock Reynolds ne sont que l’élégante manifestation d’un égoïsme le plus crasse. Retour au restaurant. Alma (Vicky Krieps), serveuse, est intriguée par cet homme si chic ...

Kaamelott - Le monde d’Arthur : Eat a lot

Un spectateur anglais qui découvrait Kaamelott résumait l’ensemble à des gens qui bouffent et s’engueulent – so french -, rebaptisant la série Eat a lot . C’est pas faux, comme dirait l’autre. Mais c’est (heureusement) plus subtil que ça. Kaamelott est une grande série sur l’apprentissage et comment concilier les aspirations individuelles et collectives. Effectivement, côté bouffe, on frise parfois l’indigestion. Ça mange n’importe où, n’importe quand, et en dépit de tout régime alimentaire censé. Les aphorismes culinaires de Karadoc, tels que « Le gras, c’est la vie ! » ou encore « La joie de vivre et le jambon, y’a pas trente-six recettes du bonheur ! » sont désormais cultes.  Qu’est-ce que pouvaient réellement grignoter les comédiens devant la caméra ? Dans une interview, Astier confiait que beaucoup d’endives ont été avalées pendant les prises : « Ça craque, ça fait du bruit, ça remplit la bouche. Et comme c’est de l’e...

Julie et Julia : homar m'a tuer

Deux Américaines qui, à quarante ans d’intervalle, s’émancipent grâce aux fourneaux. On a connu des accroches moins rétrogrades.  Pourtant, nulle vision réac’ dans les destins de Julia (Meryl Streep) et Julie (Amy Adams). La première, femme d’un diplomate en poste à Paris, combat le désœuvrement en perçant les secrets de la gastronomie bleu-blanc-rouge et deviendra célèbre avec la publication de son livre en 1961 Maîtriser l’art de la cuisine française . La seconde s’ennuie ferme à s’occuper des victimes du 11 septembre dans l’open-space d’une compagnie d’assurances. Chaque soir, elle évacue son mal-être en cuisinant.  Pour pimenter son triste quotidien, Julie se lance un challenge : réaliser en seulement 1 an les 524 recettes du livre de Julia, une expérience qu’elle va documenter sur un blog. Le défi, de taille, devrait lui permettre retrouver une estime de soi écornée par un groupe de copines indifférentes et une mère ne manquant jamais une occasion de la rabai...

Columbo – S01E01 : Le geste ne fait pas le chef

Saison 1, épisode 1. Un écrivain de romans policiers à succès est assassiné. Le spectateur sait dès les premières minutes qui a fait le coup – c’est son co-auteur – mais la police nage en plein mystère.  Débarque un flic, dont la sagacité permettra de confondre le meurtrier en quelques jours. Il a une tête de traviole, un strabisme et mâchonne un cigare. Un imper beige informe enveloppe sa carcasse voûtée. Il roule dans une vieille Peugeot 403 dénotant au milieu des grosses voitures américaines. Son nom : Columbo. Lieutenant Columbo.  La personne aux manettes de la réalisation de ce tout premier épisode (si l’on écarte les deux pilotes) est un jeune homme de 25 ans appelé à devenir célèbre : Steven Spielberg. Son téléfilm Duel  n’est pas encore sorti. Il fait encore ses gammes sur différentes séries TV. Pour cet épisode de Columbo , Spielberg confiera plus tard afficher déjà de grandes ambitions :   « je l’ai abordé comme s...

9 semaines ½ : Inventaire érotique du frigidaire

Elle, c’est Elizabeth (Kim Basinger), belle divorcée travaillant dans une galerie branchée de New York. Lui, c’est John (Mickey Rourke), séduisant golden boy à Wall Street. Leur romance démarre dans une épicerie chinoise. Elizabeth et son amie plaisantent à la vue d’un présentoir rempli d’oisillons laqués.  C’est alors que John surgit de nulle part, troublant immédiatement la blonde incendiaire. Une deuxième rencontre fortuite et la voilà prête à s’abandonner dans les bras de ce bel et mystérieux inconnu. L’idylle démarre bien. Il l’emmène dans un resto italien, lui offre le beau foulard qu’elle désirait tant et l’invite dans son adorable garçonnière, une maison flottante posée sur le bord du fleuve. « J’adore cuisiner » , confit-il, comme la promesse de bons petits plats.  Toutefois, quelque chose cloche chez John. Ce n’est pas tant ses blagues morbides, son agaçante façon de susurrer au lieu de parler normalement, la déco froide et métallique de son a...