Un welsh rarebit, avec un œuf poché dessus. Du bacon. Des scones. Du beurre. De la crème. De la confiture, mais pas à la fraise. Du thé, Lapsang. Et quelques saucisses. Quand il petit-déjeune dans ce restaurant sur la côte, après avoir roulé toute la nuit, Reynolds Woodcock (Daniel Day-Lewis), commande pour quatre. Un appétit gargantuesque tranchant avec son personnage d’austère couturier. Pourtant, la veille, lors du petit-déjeuner, Reynolds avait envoyé paître sa compagne lorsque celle-ci lui proposa une simple brioche : « N’oublie pas ce que j’ai dit, Johanna. Je ne veux plus de choses indigestes » , cingla-t-il, sans lever les yeux de son carnet à dessins. La pauvre sera congédiée le jour même. Le spectateur, lui, est prévenu : les appétits contradictoires de Woodcock Reynolds ne sont que l’élégante manifestation d’un égoïsme le plus crasse. Retour au restaurant. Alma (Vicky Krieps), serveuse, est intriguée par cet homme si chic ...
PETITES CHRONIQUES SUR LA BOUFFE DANS LES FILMS. Nouvelle chronique chaque lundi à midi.