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Affichage des articles associés au libellé Gigot

Vincent, François, Paul... et les autres : vot' gigot à la con !

Est-ce parce que, tout comme Rohmer , Claude Sautet a connu la faim durant la guerre qu'il accorde tant d'importance à la nourriture dans ses films ? Brasseries, restaurants chics, cafés où une assiette de fromages ou un œuf dur sont toujours à portée de main, agapes dominicales, petits déjeuners copieux... "Un café est un havre, et je suis trop rat des villes pour m'en passer" , aime à dire Claude Sautet. Il filme souvent les repas en plans séparés, ce qui lui permet au montage une plus grande liberté pour modifier le rythme et l'intensité de la scène. La liste des scènes de bouffe chez Sautet est longue. Mais en voici quelques-unes : - "Je viens rarement dans ce genre d'endroit, mais j'ai remarqué qu'il y a plus de personnel que de clients" chuchote Emmanuelle Béart à Michel Serrault, alors que ce dernier l'a invité dans un grand restaurant, dans Nelly et Monsieur Arnaud . "C'est ce qui en fait le prix" répond alor...

Ma Loute : ch'tinibalisme

Baie de la Slack, nord de la France, été 1910. Trois catégories de personnages : une riche famille bourgeoise de Roubaix en villégiature ; deux flics locaux enquêtant sur des disparitions mystérieuses de promeneurs dans les dunes ; une famille de pauvres pécheurs dont le père et le fils font traverser la rivière aux estivants. Le réalisateur Bruno Dumont va touiller tout ça pour créer une émulsion dingue, aussi burlesque qu’absurde. Comme dans chacun de ses films, Bruno Dumont s’intéresse au corps. Ici, ils sont particulièrement contrariés : le corps bossu de Fabrice Luchini à la démarche de guingois ; celui surdimensionné de l’inspecteur qui préfère descendre une dune en se roulant dans le sable plutôt que d’avancer pas à pas ; le corps trop étroit d’une jeune fille qui se déguise parfois en garçon – ou serait-ce l’inverse ? Ces corps trop habillés ou entièrement dénudés se vident fréquemment de leurs surplus : larmes, urines, rots, cracha...

Rencontre avec Joe Black : Fat Brad

Après plusieurs siècles sous la forme d’un squelette revêtu de son vieux capuchon tout moisi, la Mort décide de se faire un relooking. Elle emprunte le corps de Brad Pitt (il y a pire) pour s’offrir un tour chez les vivants et confie au riche Bill Parish (Anthony Hopkins) le soin de lui servir de guide. Le magnat des médias aurait bien autre chose à faire – comme gérer la prochaine fusion de son groupe, par exemple - mais puisqu’il est censé passer l’arme à gauche sous peu, cette tâche lui permettrait de grappiller quelques jours de répit. La première fois que Brad Pitt (qui n’est pas encore la Mort) apparaît à l’écran, il est dans un diner et s’apprête à engloutir son breakfast . Manger, donc. C’est peu étonnant, puisque William Bradley (a.k.a. « Brad ») Pitt et la bouffe, c’est une grande histoire d’amour. Pas un seul film sans qu’il ingurgite, grignote, mâchonne ou picore quelque chose. Au point qu’une vidéo compile tous ses « petits moments bouffes...