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Articles

5 scènes de frigo dans les films

Élément central de la cuisine, le frigo s'est taillé une place de choix dans de nombreux films. Inventaire : - Joker (2019, Todd Phillips) Pour se couper d'une société qui ne fait que le marginaliser, Arthur, en passe de devenir Joker, balance le contenu de son frigo pour se réfugier dedans, refermer la porte et ainsi se couper du monde. - Indiana Jones 4 (2008, Steven Spielberg) Dans le but de survivre à une explosion nucléaire imminente, Indy s'enferme dans le frigo, dont le doublage en plomb doit le protéger des radiations. Étonnamment, l'idée serait scientifiquement valide . - 9 semaines 1/2  (1986, Adrian Lyne) On en avait longuement parlé dans une précédente note de blog . - Fight Club  (1999, David Fincher) Le plan sur le personnage ouvrant son frigo, et filmé depuis l'intérieur de l'appareil, est devenu un poncif utilisé dans des dizaines de films. Cette vidéo en donne un entraperçu . On a arbitrairement retenu Edward Norton dans Fight Club...

Margin Call : le repas des dieux

[Post contenant des spoilers] C'est l'une des dernières scènes du film. Sam Rogers (Kevin Spacey), chef de service des traders, rejoint John Tuld (Jeremy Irons), le N°1 de la banque d'affaires. Ce dernier a décidé de vendre tous leurs actifs toxiques, quitte à provoquer une crise majeure sur les marchés. Au sommet de la tour new-yorkaise, depuis son empyrée de verre et d'acier, il mange un copieux repas, contemplant le monde des mortels ignorant encore le drame financier en train de se jouer. Rogers fait par à Tuld de ses états d'âme et de son souhait de quitter de la banque. Tuld, figure du capitalisme le plus sauvage, n'a pas l'appétit coupé. Il continue de mastiquer, expliquant que ce qu'ils font n'est pas "mal" et que cela a toujours été ainsi. Les crises se succèdent et "on y peut rien": "Il y a toujours eu et il y aura toujours le même pourcentage de gagnants et de perdants, des plus riches et des plus pauvres,...

Breakfast Club : l'incarnation par la bouffe

Pour donner corps et âme à un personnage, rien de mieux que la bouffe.  Tarantino l'a bien compris avec, par exemple, le colonel Hans Landa, dans Inglourious Basterds. Bon vivant, le personnage interprété par Christoph Waltz apprécie les petits plaisirs de la chair tels qu'un bon verre de lait ou une part d'apfelstrudel. Le fait qu'il ordonne à la jeune femme d'attendre la crème avant de déguster la pâtisserie d'origine autrichienne souligne son côté tatillon. Enfin lorsqu'il écrase sa cigarette sur l'apfelstrudel, cela montre la violence et la perversité du personnage.  Breakfast Club , teen movie par excellence où 4 élèves que tout oppose se retrouvent en colle un samedi entier, se livre à une limpide caractérisation par la bouffe, lors d'une scène de déjeuner.  Claire : "la princesse" : elle mange des sushis minutieusement rangés dans une bento box. Ce plat, moins commun et plus onéreux en 1985 qu'aujourd'hui, s...

La Main au collet : la ouich lorraine

"Je ne suis pas un gros mangeur, je suis juste gros et je mange" , aurait déclaré Alfred Hitchcock. Ses films présentent pourtant un amour considérable pour la nourriture. Il faut dire que le maître du suspense était le fils d'un grossiste en volailles, fruits & légumes qui lui transmit l'amour de la bonne cuisine. Lors du tournage de l' Étau , Philippe Noiret raconta qu'Hitch interrompit la prise pour lui demander son avis sur le pâté qu'il venait de manger. Avec son embonpoint qui le faisait complexer, mais lui permis d'avoir une silhouette reconnaissable entre mille, aussi culte que celle de Charlot ou Mr. Hulot, Hitchcock fait partie de ces réalisateur ogre. De ceux qui "dévoraient" leur actrice, les sadisant à l'envi. Dans ses films, la bouffe joue souvent un rôle de premier plan : - Dans La Corde , un cadavre est caché dans une malle sur laquelle est posé un apéro dînatoire. - Dans Pyschose , Norman Bates offre un s...

Halloween : creuser les citrouilles

Halloween est, comme chaque année, un excellent prétexte pour revoir l' Halloween  de John Carpenter. Et l'occasion de s'intéresser à la citrouille, qui est la véritable star de cette fête folklorique.  Selon une légende anglo-celte, Jack, un ivrogne qui s'est moqué du diable, est condamné à errer éternellement dans l'obscurité des limbes. Dans sa mansuétude, le diable lui donne tout de même une braise pour s'éclairer. Jack évide alors un navet pour la placer et ainsi faire une lanterne. Ce qui donnant le nom de "Jack-o-lantern". Mais en émigrant aux USA, les Irlandais ne trouvèrent pas de navet, alors ils creusèrent pour la fête d'Halloween un légume beaucoup plus commun sur le Nouveau continent :  la citrouille ! Sur l'affiche d' Halloween , c'est elle qui tient la vedette et non le tueur, relégué à une main tenant un couteau. D'ailleurs, aviez-vous remarqué que Bob Gleason, le dessinateur de l'affiche, a malicieus...

Morning Glory : on veut plus de frittata

Les scénaristes sont parfois un peu fainéants. Quand leur personnage doit cuisiner quelque chose sur le pouce, c'est souvent une omelette : Columbo , Phantom Thread , Cartel , Ratattouille , À Table , Les Recettes du Bonheur , etc.  Rapide, facile, nécessitant peu, permettant à tout un chacun d'exprimer sa créativité en ajoutant à loisir les ingrédients de son choix (comme des champignons vénéneux dans Phantom Thread ), l'omelette est la star des cuisines dans les films.   Dans Morning Glory , comédie sans saveur située dans l'univers des émissions matinales à la télévision, le personnage d'Harrison Ford est un ex-grand reporter blasé de finir sa carrière à co-présenter un TV show aux audiences en berne.  Pourtant, le film se différencie du tout-venant en faisant cuisiner Harrison Ford non pas une omelette, mais une frittata ! Comme sa cousine, la frittata est à base d'œufs et se prépare à la poêle. Toutefois, elle se démarque par sa fin...

Mean Girls : la cantoche du lycée

Dans les teen movies , la cantine est une figure imposée au même titre que le bal de fin d'année, le cours de sport, le repas en famille, la fête à la maison, ou le traveling arrière (avec ralenti en option) dans le couloir aux casiers du lycée.  La cantine, " le lieu de l'embarras du monde entier ", comme disait Angela, dans la série Moi Angela 15 ans , nous est régulièrement présenté comme un espace polarisé. Le lieu par excellence de l'exclusion.  Référence en matière de teen movies , le film Mean Girls  (préférons le titre VO que sa laborieuse traduction française  Lolita malgré moi ), qui fête cette année ses 15 ans, s'attarde sur la répartition des élèves en "tables" :  les grosses, les noires sexys, les minces, les sportifs, les sportifs en seconde et première, les fumeurs de joints, les sportifs en terminal, les pom-pom girls, les élèves de 3ème, les Asiatiques cools, les Asiatiques nerds, les geeks asexués, les geeks sexuellement...